... les gens qui essaient de me faire culpabiliser pour des choses dont je ne suis pas fautive. Et parfois, ce sont les mêmes personnes que précédemment.
Ça fait maintenant 4 ans que je vois ma psy. Punaise, un petit bout de temps, hein ?! Même si ce n'est pas très régulier depuis environ un an.
Ce matin, je me suis encore réveillée difficilement. Difficulté à m'endormir, réveils fréquents dans la nuit, mauvais rêves. Ce matin, j'avais de grosses poches sous les yeux, le corps lourd, le vague à l'âme. Ce matin, j'ai enfin réussi à lui parler de certaines choses. De mauvaises habitudes que j'élimine en les remplaçant par d'autres.
La clé est là, sous mes yeux. Elle me l'a déjà évoquée tant de fois depuis 4 ans : réussir à m'apaiser moi-même. En fait, c'est plutôt comme si j'avais des dizaines de portes devant moi, et des tas de clés dans les mains. Il faut juste que je trouve la porte qu'il me faut, et la clé qui va avec.
Je ne dors vraiment pas assez ces derniers temps, et là ça commence à être très dur.
Hier j'ai fini le boulot tard, arrivée chez moi à 23h30 passées, re-boulot aujourd'hui, repos dimanche, et re-boulot lundi, re-finir tard mardi soir, re-boulot jusqu'à samedi inclus... Allez, c'est juste deux semaines chargées à passer.
Ce matin on était censé avoir la livraison de notre nouveau matelas. Je me suis réveillée à 7h30 pour ça. A 8h j'appelle le service livraison, j'apprends qu'ils n'ont pas eu de validation de la part du magasin, donc ils ne nous livrent pas aujourd'hui. Si je l'avais su avant, j'aurais pu dormir 1h30 de plus ce matin... Et je suis tellement épuisée que j'ai fondu en larmes juste parce que je me suis levée tôt pour rien. Ça a l'air con, hein ? Phénomène d'accumulation de petits riens qui font un gros tout. Il fallait que j'évacue. Et les larmes, c'est mon moyen naturel de le faire.
Allez, c'est juste une période pas très cool à passer...
Il y a les périodes où les gens partent faire leurs études ailleurs. Celles où ils vont travailler loin de leur lieu d'origine. Il y a les périodes où autour de toi les gens commencent de sérieuses histoires d'amour. D'autres où ils se marient. Puis celles où la plupart de tes potes deviennent parents. Et puis les périodes où les couples commencent à se séparer, les mariés divorcent, les amoureux se détestent.
Il faut s'y faire.
Et tu vois passer tout ça, tu te dis que, toi, certes, tu as vécu une partie de ces choses-là, mais que jamais tu ne pourras vivre ce que tu voulais vraiment. Oui, la vie est ainsi faite, faut pas croire que l'espèce d'idéal qu'on a dans le cœur se réalisera. D'ailleurs, avoir un idéal c'est déjà un mauvais départ dans la vie, non ? J'essaie d'être cynique (certains trouveraient ça juste réaliste), mais au fond de moi je n'arrive probablement pas à y croire... Enfin maintenant ça n'est presque plus qu'un souvenir de rêve, ça ressemble tout au plus à un vague regret, à un truc que j'avais envie de mordre à pleine dent et qui me laisse finalement une sensation d'amertume. C'est drôle d'avoir dans la bouche le goût âcre d'un fruit tant attendu, alors qu'on ne m'a même pas donné le simple droit d'imaginer son parfum. Ça s'appelle le regret, tout simplement.
Je pensais m'y faire.
J'ai appris qu'une copine s'était fiancée. Pas pour se marier, mais pour se pacser. Elle a eu droit à une demande avec bague. Son copain a été heureux de le lui demander, elle est heureuse de l'annoncer. C'est bien, quand le souhait de l'un rejoint le souhait de l'autre.
Je m'en fous des bagues, bijoux, choses chères. Ce qui m'est cher, c'est le geste accompagnant l'engagement. Avoir l'impression d'être importante, de vivre un petit moment magique. Ne pas avoir à ressentir que je suis simplement la demandeuse et que je devrais juste être heureuse que l'acte ait eu lieu. "Je l'ai fait parce que tu me l'as demandé et que ça ne me gênait pas trop" n'est certainement pas la plus belle déclaration du monde. Certains diront "oui mais il l'a fait, c'est ça qui est important, tu devrais t'en contenter". Déjà que je dois renoncer à l'idée de me marier jeune, je trouve tout ça bien peu magique...
Finalement, je ne m'y fais pas tant que ça.
Autre chose : depuis quelques mois, j'écrivais pas mal de petites choses sur Facebook, sur tout et sur rien, et beaucoup moins ici. Depuis hier, j'ai fermé toute publication sur Fb. Faire semblant d'être épanouie : non merci. Y étaler mes états d'âme : non merci. Par définition, ceux qui m'y lisent me connaissent. Ici, je veux juste m'exprimer. Faut que ça sorte.
Je sais que j'ai plein de choses pour être heureuse, que si j'étais moins exigeante, si j'avais moins de rêves, si je n'en voulais jamais plus, ça irait mieux pour tout le monde.
C'est à la fois difficile et plus simple de se parler. Difficile, car on se demande comment formuler les choses, comment cela va être perçu, est-ce que derrière ça ne risque pas d'entraîner une autre dispute, etc. Et plus simple, parce que si on ne se parle pas, on ne peut pas forcément deviner ce qui se passe dans la tête de l'autre. Surtout quand chacun a été blessé, se met un peu sur la défensive, a des a priori, etc.
Après, parler, c'est bien, mais agir, c'est encore mieux. Je m'y attelle
La vie est belle, je suis comblée, les gens tiennent leur parole et savent dire ce qu'ils pensent et ressentent, je pète la forme car je dors trop trop bien, je me sens réellement exister en tant que femme car c'est l'image qu'on me renvoie, et j'entrevois mon avenir de façon tellement positive que c'est extrêmement euphorisant.